Fresque du mur droit

En pénétrant dans la Chapelle du Collet, sur le mur de droite en regardant l’autel, nous voyons deux grandes fresques au-dessus d’une rangée de Saints. Dans cette rangée, un rectangle plus important est réservé à Ste Brigide, patronne de la chapelle. Sainte patronne de l’Irlande et religieuse devenue ermite, elle a pu accueillir des évêques venus lui rendre visite grâce à sa seule vache qui lui a donné en une journée le produit de trois bonnes laitières.
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Promenons-nous maintenant dans le registre inférieur. Deux saints encadrent Ste Marie-Madeleine, que l’on reconnaît au vase de parfum de grand prix destiné à oindre les pieds du Christ, en signe de grand respect. St Fabien, tourné vers elle, porte le glaive emblème du martyre, car il mourut victime de la persécution des romains contre les chrétiens. L’assemblée des évêques était réunie pour élire un nouveau pape, lorsqu’une colombe se posa sur la tête de l’évêque Fabien, qui fut désigné d’office. Il fut pape de 236 à 250.

Considérons maintenant St Antoine l’ermite, thaumaturge dont la biographie dit qu’il faisait des miracles. On lui reprochait de ne pas suivre de grandes études théologiques, et il répondit : « natura sufficit, la nature me suffit ». Il vécut en Égypte de environ 251 à 356 et fut le fondateur des premiers monastères connus.

Tournons maintenant nos regards vers deux hommes qui ont pris à la lettre les paroles de l’Évangile :  » Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, ni un second vêtement ». Dans sa gueule, le chien apporte à St Roch (1295-1327) sa nourriture quotidienne. Dans sa main droite, le compagnon St Jacques le Majeur (St Jacques de Compostelle, mort en l’an 44) tient le rouleau des Écritures, son chapeau porte une petite coquille. L’un et l’autre s’appuient sur un bâton de pèlerin.

En comparant l’ordonnance de ces deux registres latéraux, nous observons deux personnages étranges revêtus d’un vêtement blanc et portant une cagoule. Ils n’ont pas de nimbe (auréole derrière la tête). Personnages anonymes, ils appartiennent à une confrérie de « Saints hommes » qui ont fait le choix d’une vie retirée du monde et dont la chapelle, construite en 1610, se trouvait à La Tour dans l’actuel cimetière. On les trouve aussi représentés en l’église de St Sorlin, au bas de la tribune.

 

Mars 2017